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Chili Août 2009

Valparaiso du 10 au 13 Août 2009

Valparaiso... Son nom évoque une grande époque, presque un mythe. Une ville qui respire le beau, l'ancien et qui évoque un grand port maritime. Nous faisons route vers" Valpo " comme disent les chiliens...  Avant d´arriver, nous traversons vignes et montagnes sous un soleil radieux... Les montagnes sont étonnantes de beauté. La journée s´annonce agréable... nous apercevons au loin, quelques baraques colorées suspendues à la colline montrant leurs plus beaux atouts et leurs décrépitudes. Le temps de la gloire est révolu... C´est Valparaiso... une ville unique... Le plus grand port du Chili, cette ville est composée de 42 collines avec autant de favelas tournées vers la mer. Une des collines est inscrite au patrimoine mondiale de l UNESCO...

Mais qu'est-ce qui rend cette ville de 270 000 habitants si particulière ?

Il y a tout d'abord son Histoire. Pendant la deuxième moitié du 19e siècle, Valparaiso a connu son apogée : les navires du monde entier y faisaient escale avant de passer par le détroit de Magellan, passage obligé entre l'océan pacifique et atlantique. Port prospère, Valparaiso était surnommée «la perle du pacifique» ou encore «le petit San Francisco». Mais en 1906 un très important tremblement de terre détruit la ville...Huit ans plus tard le canal de Panama, en Amérique centrale, ouvre ses portes. Les bateaux désertent alors Valparaiso préférant passer par le chemin le plus court et le plus facile.

Valparaiso est aussi célèbre pour ses célébrités qui, pour le bien ou pour le mal de leur pays, ont changé le cours de l'Histoire du Chili. Ainsi Salvador Allende et Augusto Pinochet, respectivement anciens président et dictateur du pays, sont nés dans cette ville. Le très célèbre poète chilien, Pablo Neruda, aimait beaucoup s'y rendre et rendit, par ses écrits, la ville célèbre.

Mais ce qui rend Valparaiso unique c'est avant tout sa situation géographique. Cette ville est un port ouvert sur l'océan entouré d'une douzaine de collines escarpées, formant chacune des quartiers très différents où vivent des milliers de personnes. Pour gravir ces collines, il y a deux solutions : prendre l'un des rares funiculaires ou bien marcher...«Escaliers ! Aucune ville ne les a répandus, ne les a effeuillés dans son histoire et sur son visage, ne les a dispersés et réunis, comme Valparaiso. Si nous parcourons tous les escaliers de Valparaiso nous aurons fait le tour du monde». (Pablo Neruda dans «J'avoue que j'ai vécu»)... Alors pour récompenser le marcheur, Valpo, offre ses maisons aux milles couleurs, ses bars bohèmes et ses façades illustrées, sa vue sur le port et l'océan et surtout, son soleil...

Nous posons nos valises dans un  petit hôtel tenu par une mamie fort sympathique...Nous nous trouvons dans le quartier populaire près du terminal de bus. C'est un peu loin des quartiers touristiques très connu de La Conception et Alegre mais c'est tellement plus authentique ici...il y fait bon vivre et le soleil est au rendez vous, malgré l'hiver austral, il fait 20° et les nuages sont rares...Bref tout va pour le mieux et on en profite pour se la jouer "vacances" sans trop de choses au programme.... nous improvisons des ballades récréatives dans les rues de Valpo...nous errons dans les ruelles abruptes et tortueuses. Les façades de la ville sont en tôles et peintes de toutes les couleurs. Un vrai kaléidoscope pour les yeux...  Certaines maisons sont malmenées parfois souillées par le temps et l'usure mais il en ressort tout de même une élégance délicate et colorée. La Perla Del Pacifico est un tableau d'artiste à elle toute seule et la ville cache bien ses secrets...Nous découvrons des quartiers très pauvres, très sales aussi... nous poursuivons notre balade à la recherche des " ascensors ". Fabriqués au 19eme siècle, ces funiculaires sont en bois peint. Le plus vieux est le " Concepcion ". Installés dans cette cabane en bois, la pente semble vertigineuse... Pourvu que le câble et les rails ne lâchent pas...Après une balade agréable dans les quartiers de Conception et Alegre, nous allons jeter un œil à La Sebastiana...Une belle maison originale en forme de coque de bateau et à l´intérieur chaleureux...De grandes baies vitrées nous offrent une vue dégagée sur Valparaiso. Cette maison appartenait au célèbre poète Pablo Neruda, grand admirateur de nos poètes français tels Baudelaire et Rimbaud. Cet homme se plaisait à mettre des noms sur certains objets comme son fauteuil qu´il nommait "nuage" " nube" en espagnol ou à boire dans des verres colorés car, ainsi «l´eau n´a pas le même gout» 

Des jours bien agréables à flâner au gré des envies sous un soleil resplendissant... en plus nous achevons notre voyage à Valpo dans la joie et la bonne humeur... le matin de notre départ pour Santiago, le quartier du terminal est animé et gai, un musicien des rues s'est installé sur la place et joue des airs enchantés sur sa guitare... ceux-ci sont diffusés partout par de gros amplificateurs ... Une nouvelle fois, c'est coloré et joyeux...  Ah, Valparaiso, quand tu nous tiens !!

La Bohème, la bohème, ca voulait dire, tu es jolie,
La Bohème, la bohème, et nous vivions de l´air du temps...

La Bohème, la Bohème, on était jeune, on était fou...

 

 

  

 

Chili, La Serena les 8 et 9 Août 2009

Après la cordillère, nous sommes redescendus au niveau de la mer, pour profiter de l'océan à La Serena...Sortis de San Pedro en début de soirée nous voilà replongés dans le désert d'Atacama pour des centaines et des centaines de kilomètres de ligne droite jusqu'au levé du soleil, là des maisons-cabanes en tôle, la ligne de chemin de fer qui longe la route (ou vice-versa) et...de la poussière et du le vent...Aux abords des villages des tas de détritus, surtout plastiques, qui jonchent le sol. (ça a d'ailleurs été le cas partout où on est passé jusque là en Amérique du Sud)...Il y a des trucs qui ont l'air évidents en France, mais qui demandent une grande volonté de chacun et de la société, comme par exemple le traitement des déchets, l'aide aux pauvres, aux malades, aux personnes âgées, avoir de l'eau potable au robinet, de l'électricité continuellement, sans parler de l'hygiène chez les commerçants ou dans les restaurants. En Bolivie, souvent les restos n'avaient pas de frigo, d'autres en plus n'avaient pas d'évier. Pensez à la chance que vous avez la prochaine fois que vous ouvrez votre frigo ou que vous appuyez sur l'interupteur pour la lumière ou le chauffage !!! Quelle chance de pourvoir profiter de tout ces moyens techniques !!!
Bref, revenons à ce trajet entre Atacama et La Serena. Au levé du jour donc, tout d'un coup, là devant nos yeux...du désert ! Et subitement, au détour d'une route, là devant nos yeux...Vous allez penser encore "du désert !". Et bien non ! C'était l'océan Pacifique !! Enfin la mer, elle commençait à nous manquer !
Le bus est arrivé vers 11h du matin à La Serena après avoir roulé 1100 kms. Là, c'est Alejandro qui nous attendait...Il nous a emmené chez lui en plein centre...en nous parlant français...un français parfait qu'il a appris en regardant des vieux films français et en lisant ! Nous nous installons, discutons un peu, puis comme à notre habitude, nous partons découvrir la ville qui s'avère agréable avec ses nombreuses églises et ses maisons basses aux façades bigarrées...  Nous nous sentons bien dans cette ville à la fois belle et tranquille.

Le lendemain, après le petit déjeuner, nous nous rendons, en minibus, à la réserve nationale « Pingüino de Humboldt». Plus nous filons vers le Nord et plus les paysages deviennent désertiques. Arrivés à Caleta de Choclos, nous enfilons nos gilets de sauvetage... et vogue la galère ! La mer est forte et nous naviguons face aux vagues... c'est parti pour un tour de montagnes russes avec arrosage à la clef !!

La réserve est constituée de trois îles dont une était trop loin pour notre barque...A l'horizon, la silhouette de l'Isla Choros se dessine. Nous mettrons une bonne heure à l'atteindre. Cette île est le refuge de cormorans, de mouettes, de pélicans, de pingouins de Humboldt (il paraît qu'ils sont fidèles toute leur vie et que quand l'un des deux meurt, l'autre meurt de tristesse peu après) et enfin des loups de mers qui dorment sur les rochers ou se font des papouilles dans l'eau...Nous nous dirigeons ensuite sur une autre île à 20mn de là : l'Isla Damas... Contrairement à la première île, on a pu accoster. Une plage de sable blanc, une végétation originale et des mouettes...toutefois peu de "dames" lézardent sur la plage ... Pourtant le cadre est splendide... L'eau prend la couleur des mers tropicales, un bleu turquoise magnifique et le sable blanc ajoute encore à l'illusion... Serait-on sous d'autres latitudes ??? Nous sommes heureux et Julie doublement car nous avons fait notre arrivée sur l'île escortés par 2 dauphins.... Il semble qu'ils soient très nombreux dans les parages... Ils nous ont fait un petit show, rien que pour nous, avant de disparaître au large... Majestueux !

De retour sur la terre ferme, l'air de la mer nous ayant bien creusé l'estomac, le restaurant qui a suivi nous a ravi, notamment les "empanadas" aux fruits de mer....à la suite de ce repas avec vu sur l'océan, nous reprenons la route de la ville...à 18h30, nous sommes de nouveau a La Serena.

 

Le lendemain matin, nous partons vers ce lieu que nous aimons tant : la station de bus. Au programme, 6h de bus vers Valparaiso... (Eh oui déjà, le temps maintenant nous est compté car nous avons un avion à prendre à la fin de la semaine pour d'autres horizons !)

Chili, San Pedro de Atacama du 3 au 7 août 2009

Nous revoici finalement au Chili !!! Après 3 mois, nous sommes de retour, cette fois-ci dans le nord à San Pedro de Atacama... Nous arrivons fatigués et avec une seule envie du repos... A l´arrivée du bus, tous les propriétaires d'hôtels se précipitent sur les touristes que nous sommes. Le choix est facile. Nous prenons les adresses de ceux qui paraissent les plus accueillants. Pour cette fois, nous tentons de nous rendre à une adresse que nous indique le guide...Complet ! Nous nous rabattons sur une des adresses prises à la descente du bus... sous le soleil, nous marchons... nous atteignons enfin un petit hostal sans prétention mais avec un joli jardin.... Le lieu est agréable : patio, hamacs, chambre claire... à peine installés, nous partons à la découverte du village... nous marchons vers la Plaza de Armas...Une petite église toute de blanc vêtue y trône, splendide...Le contraste entre le blanc des murs et le bleu profond du ciel est saisissant...Les murs sont en adobe (de la brique durcie au soleil fabriquée avec de la terre argileuse et mélangée à de l'herbe séchée) Le plafond est en bois de cactus.  La ville est très touristique voire trop touristique ! Nous nous demandons même un instant si nous y restons ! Finalement, nous y resterons  6 jours et apprécierons cet endroit paisible où il fait bon vivre... La ville est située au dessus du tropique du capricorne, il fait 20° à 25°, cela nous change et nous fait du bien ... San Pedro se trouve au cœur d'une oasis en plein milieu du désert le plus aride du monde (on relève en moyenne 1 mm de pluie par an à Arica (Nord du Chili), ce qui n'est atteint en aucun autre point du globe !) Ce village, perché à 2440m d'altitude, compte environs 2000 habitants. On y trouve des petites maisons basses, des ruelles en terre battue... on y a une vue sur le volcan Licancabur et un superbe ciel étoilé la nuit...il y a plusieurs petites rues mais il y en a une principale : Caracoles. Dans cette rue on trouve au moins dix petites boutiques Internet, des restaurants tous les 5m, des agences et surtout des magasins qui vendent de l'artisanat local aux milles couleurs. (Soit dit en passant tout vient de Bolivie et du Pérou !) Au milieu de tout ça on retrouve tout un petit monde de baba cool et de marginaux qui rivalisent d'ingéniosité pour être le plus cooool possible !

Nos journées passerons donc doucement dans ce cadre, à buller au soleil...Nous irons aussi faire du Surf sur le sable dans les dunes de la vallée de la « muerte » puis voir l'envoûtante vallée de la « luna »  qui comme son nom l´indique, offre un  paysage désolé, lunaire, de couleur rougeâtre... Que de mélanges de couleurs ! Nous avons eu plus d'une fois l'impression de marcher, ou plutôt de rouler sur la Lune ou sur Mars ! Une autre fois nous irons voir le désert de plus près : une vaste étendue battue par les vents où poussent de ci de là des plantes sauvages, et au milieu de rien...des lagunes d'eau salée... De l'eau si salée, que sans aucun mouvement, on flotte ! Attention à la tasse ! Nous sommes ressortis de l'eau avec une sorte de croûte de sel.... Pas besoin de gel, nos cheveux étaient raides de sel ! Pour faire suite aux paysages arides de roches et de sable... plus loin, de chaque côté de la piste, deux trous d'eau : les yeux du désert ! On pensait se débarrasser un peu de notre sel dans ces lagunes, mais le désert a du sel dans les yeux.... L'eau y est salée aussi ! En plus l'eau y est très froide (euh normal c'est quand même un peu l'hiver !) donc pas de 2eme baignade ...nous rentrerons salés jusqu'au os !! Enfin pour conclure cette journée, comme le ciel du chili est l'un des plus pur au monde et l'un des plus propice à l'observation, après avoir roulé sur la lune, quoi de plus normal que d'aller la voir de plus près ...Alors c'est ce que nous avons fait...Nous avons donc conclu cette journée par un cocktail en observant le coucher du soleil et... le levé de la lune...tout simplement magnifique !

Bref quelques jours relax bien agréables après notre expédition 4x4 qui, il faut l'avouer, nous avait littéralement crevé !

  

 

     

   

 

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